L'enfant à Haut Potentiel

Lieu : Collège du Léman

Intervenant : Revol Olivier

Psychiatre d’enfant depuis plus de 20 ans, le Dr Oliver Revol dirige le service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent, à l'hôpital Pierre Wertheimer au CHU de Lyon. Cette unité originale a été labellisée en 2001 comme centre de référence pour les troubles d’apprentissage, une des seules en France à aborder le problème sous l’angle « neuropsychopathologique ». La demande émane de parents désemparés, de médecins, d’enseignants ou d'orthophonistes qui souhaitent un bilan précis. La procédure diagnostique a été mise au point par l’équipe lyonnaise, composée d’une trentaine de personnes, psychiatres pédiatres, psychologues, neuropsychologues, puéricultrices, infirmières, kinésithérapeutes, éducatrices de jeunes enfants, enseignants et orthophoniste. L’enjeu est de comprendre l’origine des difficultés, avant de proposer des solutions adaptées. Olivier Revol est auteur de Même pas grave! l’échec scolaire, ça se soigne (mars 2006).

Langue : fr

Olivier Revol dirige le centre de référence des troubles d’apprentissage à l’hôpital neurologique de Lyon. Son unité s’est spécialisée depuis 20 ans dans l’évaluation et la prise en charge des enfants HP en difficulté scolaire. L'enfant à Haut Potentiel et l'école – 45 mins Etrange paradoxe, l’échec scolaire de l’enfant surdoué est pourtant une réalité bien documentée. La moitié des Enfants à Haut Potentiel (HP) présente des difficultés scolaires, et un tiers d’entre eux n’atteindront pas le Gymnase. Les causes de cet échec sont multiples et ne peuvent être comprises qu’au travers d’une approche globale de l’enfant surdoué, dans ses dimensions affectives et cognitives ; la conjonction d’un équipement neurobiologique original et d’un profil de personnalité particulier peut en effet entraver sérieusement les apprentissages. Par ailleurs, de nombreux HP présentent de façon connexe des troubles spécifiques des apprentissages (dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dyscalculie) ou un déficit d’attention, longtemps masqués par l’avance intellectuelle, mais pénalisant l’enfant dès le collège. La fréquence de cette co-morbidité doit inciter les enseignants à évoquer l’avance intellectuelle devant la persistance de difficultés scolaires chez un enfant qui paraît intelligent, et à proposer rapidement un test de QI dont l’analyse des sub-tests sera souvent instructive.